mardi 13 novembre 2007

Ouch.

65% de mes lecteurs ne mangent pas d'huîtres. Je sais pas quoi vous dire, je.. quel choc !
Et personne ne mange des huîtres chaudes ! Alors que c'est super bon !

A l'approche des fêtes, donc : http://www.goosto.fr/recette-de-cuisine/huitres-chaudes-mousse-poireaux-10000108.htm


Je l'ai choisie au hasard mais ça ne peut être que bon. Juré.


Sinon, blague à part, je déménage mon blog ici : http://ermith.free.fr/blog


Mettez les favoris, les liens, et les offrandes à jour ! Merci.
Le layout est issu d'une séance photo un peu expérimentale avec Marine. On aime ou on n'aime pas, hein.. J'ai reçu pas mal d'avis contradictoires de gens pourtant issus d'esthétiques semblables..
Moi j'ai pas encore tranché.

mardi 6 novembre 2007

Une page de pub


Bon, les aficionados savaient déjà que j'ai un site :

http://ermith.free.fr

Cependant j'ai longtemps tenté de vous cacher mon myspace :

http://myspace.com/chloe_photo

Je ne peux plus lutter, ajoutez-moi à vos amis. Youpi.

lundi 5 novembre 2007

Dans le noir

Je voudrais vivre des tas de choses qui prennent aux tripes et laissent les yeux grand ouverts pour très longtemps.

Il fait doux la nuit à Paris, en ce moment. A la sortie du métro, je marche à grandes enjambées mais pas lents, presque dans le noir. Sentir tous les muscles des jambes qui se contractent successivement, une impression de vie comme une autre.
J'espère être en devenir.

J'ai beaucoup d'envies d'écrire en ce moment. Quelque chose de plus détaché que le blog, et pourtant je voudrais y mettre plein de force. Des fictions empruntées, en quelque sorte.
Je vais bientôt revenir à mon Encagée, je pense, ça commence à se sentir, tout doucement. Il y a eu comme un besoin de maturation, d'autres choses se greffent avec le temps, peut-être pour la rendre plus complète.
Il y a une nouvelle qui me trotte en tête. Quelque chose de très simple, qu'il va falloir rendre épuré.
Et puis j'avance doucement sur ma pièce de théâtre, des remaniements sans cesse, pour rendre les mots un peu plus dicibles. Une petite trentaine de pages, douze scènes. On en est environ au tiers, je crois.

C'est un petit peu ma résistance, dans l'ombre des dissertations gigantesques et monstrueuses.

mardi 30 octobre 2007

Bouteille à la mer

Et sinon, après une prépa littéraire, on fait quoi ?


(Le premier qui me dit "on intègre", je le fracasse)

mercredi 24 octobre 2007

Joyeux intermède


Hier soir :
"Oh, quelle joie d'avoir enfin terminé cette longue et éprouvante dissertation de théâtre !"
Soundtrack : The Chordettes - Lollipop.

Ce matin :
"Voyons un peu cette dissertation d'histoire ?"
Soundtrack : Sighs, sighs, sighs, sighs.


image nocturne, 30 secondes de pose. autoportrait à focalisation aléatoire. cernes non gommées. pour une fois.

lundi 22 octobre 2007

Le sourire qui déborde

Il paraît que c'est un symptôme de khâgneuse avant la Toussaint. C'est ce que j'en déduis à voir Clémence, du moins. Impossible de travailler. Beaucoup trop de fenêtres à Fénelon, et puis des tas de choses très sympa dans ma chambre, histoire de me détourner de mes devoirs légitimes (n'y voyez aucune allusion, ma vie de couple va bien, merci). A force de m'entendre marteler le soit-disant rassurant "boh pus qu'un an !", je finis par y croire : j'ai l'impression que l'année est terminée, et c'est très agréable comme sensation. Beaucoup moins quand j'ai deux dissertations à finir dans la semaine.
J'ai plein de photos en tête, ça va être super - peut-être. Je crois que je commence à comprendre les bases techniques. Maintenant il faut que je retrouve le grain de folie à y ajouter.


En fait je suis autant de portraits d'une absence.

dimanche 21 octobre 2007

Brève Dvdienne

Alors que tout me hurle : fais ta dissert de théâtre ! / fais ta dissert d'histoire ! / travaille ta presse anglaise !
Eh bien tant pis, il faut que je vous le dise : Il faut absolument voir Le Labyrinthe de Pan. Mais pas avec des enfants, sauf si vous les détestez vraiment très fort. Prévoir des mouchoirs, surtout.




Et une petite veilleuse sur la table de chevet, au cas où.






Par contre, pour ceux qui ont déjà vu le film, cette image bonus est presque agaçante : quelle innocence ! La petite sotte n'aurait donc pas retenu la leçon ?

vendredi 19 octobre 2007

Marion et les barbecues.








Comme toute khâgneuse qui se respecte, je vis tellement mon lycée que j'y fais des séances photos maintenant [de l'art de planquer l'appareil dès qu'un gradé administratif débarque].
Marion, donc, une autre khâgneuse.



J'en profite pour commenter les résultats de mon merveilleux sondage :
18 d'entre vous, (dont je fais partie), c'est-à-dire 40% des votants sont trop lucides pour confesser leur rapport au barbecue.
6 d'entre vous aiment le barbecue, et n'en diront pas plus. 4 n'aiment pas les barbecues, je m'inquiète beaucoup pour eux.
Goupil Acnéique n'est plus le seul à aimer l'andouillette, il va pouvoir trouver un camarade à ses barbecues solitaires (mais je le soupçonne d'avoir voté deux fois)
Je ne comprendrai jamais ces 13% + 15% qui aiment les merguez et les chipolatas.
Quant aux côtes de porc, deux votants, ça me paraît raisonnable.
Voilà, bientôt un nouveau sondage, à vous les studios.

lundi 15 octobre 2007

Brève de pupitre

[sur la photo, c'est Mahé. Le moment intéressant, il se situe dans les pointillés.]



Ca y est, mon système immunitaire daigne se mettre à merder. Première journée de l'école des buissons, et la fièvre qui fait perdre toute l'eau du corps, on dirait.
M'enfin, ça va.

Un joli samedi [en sortant d'une dissertation râtée sur Jacques Roubaud], des salons de thé hors de prix, et beaucoup de quoi donner de la bonne humeur.
On s'est quittées avec des dédicaces cachées dans les livres qu'on s'offrait.

J'ai déjà fini le mien. Le dernier Pennac, Chagrin d'école.
Dévoré. Il y manque juste une catégorie de cancre : celui qui se découvre très tardivement partie intégrante de cette immense famille qui se développe plus facilement contre les radiateurs.
Les khâgneuses cancres, si si, ça existe, on le jure.
Elles ont beau travailler, elles ne fixent pas les choses, l'esprit se barre ailleurs.

Parfois sur google, je tape "khâgne" et "Fénelon" comme une bouteille à la mer, pour me persuader que je ne suis pas la seule.
Je ne tombe que sur des illustres qui ont été pour mieux devenir. Le khâgneux Fénelonien ne devient qu'une fois qu'il a quitté ces murs de ruine calefeutrée.
Vivement, alors.

vendredi 12 octobre 2007

Chiffres par deux

J'aime particulièrement faire des bilans narcissiques. Il y a même trop peu de fins pour tous les bilans que je voudrais faire.
Tout à l'heure je pensais à cette fâcheuse habitude que j'ai de me déraciner, de jouer les apatrides, de m'exclure, en un temps donné, des communautés qui m'avaient séduites.

A 13 ou 14 ans j'ai voulu m'établir et vivre entourée de faux-poètes. Croire à l'extraordinaire qui mérite l'ermitage au microcosme. J'ai voulu nous fondre en desseins destins incroyables, nous aurions été les plus grands, les plus.. je ne sais quoi, justement, c'est ça qui était excitant.
Le temps a lavé beaucoup de choses ; récemment les regrets de ces heures-là (il n'y en a plus), et puis surtout les admirations sans bornes. Je me suis rendu compte que nous ne serions pas des icônes. Comme un choc, une évidence ridicule d'être si frappante.
Je n'ai gardé que très peu de réelles admirations, de foi. Mais ce qui reste est ancré profondément. Pourtant j'en vois encore les fondations.

A 16 ans, 17 ans, 18 ans j'ai voulu être une intellectuelle. Mettre plus souvent mes lunettes en trouvant Kant bouleversant, donner les jolis noms du quartier latin comme un plan du par coeur quotidien, héritier d'une tradition étincelante.
Déracinée là aussi, incapable peut-être aussi.

[Je ne vous dirai pas, entre temps, j'ai voulu être femme, j'ai voulu être fatale, j'ai voulu être fragile, j'ai voulu être touchante, j'ai voulu être comédienne, j'ai voulu être rebelle, j'ai voulu être cancre, j'ai voulu être souffrante, j'ai voulu être belle, j'ai voulu la solitude, j'ai voulu la foule, j'ai voulu l'ivresse, j'ai voulu le dénuement, j'ai voulu l'inutile, j'ai voulu le superficiel, j'ai voulu l'intérieur, j'ai voulu la reconnaissance, j'ai voulu mener, j'ai voulu dominer, j'ai voulu savoir, j'ai voulu faire, j'ai voulu franchir]

Répété, le voulu devient ridicule, et comme pas familier. On ne reconnaît plus le mot, on se surprend à l'interroger.
Du coup je veux, je voudrais.

A 19 ans je veux être une artiste, et finalement c'est pire que tout, mais aussi terriblement plus savoureux. Déjà, le mot ne me plaît pas du tout, si je reprenais Roubaud, je dirais : je voudrais être le biipsisme à moi toute seule. Ca serait plus juste peut-être déjà.
Je voudrais entrevoir des vérités que je ne comprends pas, et savoir mêler les mots aux images. Peut-être enrichie des anciens voulu, peut-être mutilée, je ne sais pas trop.
Mais réunir tout ce que je peux contenir d'hybride, ne pas le mélanger, juste le juxtaposer avec harmonie. Enserrer une pierre de racines, sans les y insérer.

Le problème c'est que je crois à mon but, pas forcément à ma capacité à le mener à bien.

Alors tant pis, j'ai d'autres ambitions, qui pourront paraître plus basses, moins nobles, moins transcendantes, parce qu'elles n'auront pas leur place dans les grands livres de philosophie, et toutes ces choses théoriques là.
Mais à force de m'empiffrer de métaphysique, d'idée transcendantale, la conscience est dans les racines plus que dans les branches : c'est ma résistance passive.
Alors je voudrais juste, avant d'arriver au reste, j'aimerais bien, je veux appartenir.
Au monde à travers toi.